Comprendre et développer l’estime de soi

pexels-photo-774866.jpegÉvaluation et pathologies de l’estime de soi

L’estime de soi est la résultante du l’évaluation que nous faisons de nous même et de l’opinion que nous nous en forgeons.

Celle-ci, si elle est mauvaise, de façon factuelle ou suggestive, peut avoir un impact fort sur la capacité de l’individu à accepter le changement.  Changeante, en temps normal, elle peut être déréglée de façon pathologique.

Ainsi, il est possible de croiser des personnes ayant une basse estime constante, ce qui peut avoir plusieurs origines : Une dépression chronique lourde, une situation de souffrance au travail (Burn-Out, bore-out, brown-out), une enfance marquée par un manque de reconnaissance, une faible capacité de résilience, … D’autres auront une haute estime d’eux, inaltérable et souvent surévaluée. C’est souvent le cas des enfants-rois. Menant à des comportements à risques ou à un rejet systématique de l’échec sur l’environnement, la haute estime permet de mieux surmonter les échecs, mais reste un problème pour l’entourage, que ces personnes épuisent ou agacent.

Avant de penser à « réparer » l’estime de soi, ou de chercher à donner confiance à une personne, il faudra se pencher sur le ou les piliers fragiles, puis utiliser les outils adéquates pour réajuster ce qui ne fonctionne pas de manière optimale.

L’estime de soi se construit sur trois piliers fondamentaux, qui s’entretiennent et sont interdépendants.

D’abord, l’amour de soi, qui est un système binaire : je m’aime/je ne m’aime pas ; et jouera le rôle d’auto-compassion. C’est la partie de nous qui nous regarde avec bienveillance et gentillesse. Sans ce verrou, difficile de se pardonner nos imperfections et, donc, d’avancer après un échec, ou par peur de cet échec potentiel. L’acceptation de qui nous sommes et de ce que nous faisons est importante pour progresser, mais aussi pour vivre en harmonie avec les autres, dont nous tolérons plus facilement les imperfections. Il faut donc en passer par une connaissance approfondie de soi, de ses ombres, de ses valeurs, de ses croyances, de ses pensées, émotions, comportements et … de notre aspect physique.

Ensuite, l’image de soi, qui découle de l’image sociale, émanation directe de la perception que nous avons des autres sur nous comparée à notre image idéale de nous : celle que nous aimerions que les autres perçoivent. Cette image idéale ne dépend pas que de nous, mais d’un environnement familial, professionnel, religieux, culturel, … qui aura formaté ce à quoi nous devrions ressembler.

Une image de soi dévaluée crée le risque d’une dépendance, affective le plus souvent, mais aussi à une prise d’initiatives quasi-nulle, préférant se cacher derrière des leaders plus charismatiques.

Le décalage mesuré est un indicateur du travail à faire sur les peurs, croyances, règles que certains s’imposent. Il revient au coach de permettre à son client de modeler ces deux concepts jusqu’à les faire concorder, par le questionnement les exercices, l’hypnose, en cas de nécessité. Souvent, il s’agit de faire remonter l’image sociale, de la valoriser, pour faire baisser les exigences, souvent démesurées, et atteindre un équilibre acceptable.

Enfin, la confiance en soi, troisième pilier, souvent confondu avec l’estime de soi, permet le passage à l’acte et la prise de risques personnels. Un défaut de confiance en soi mène à l’inhibition, et donc à une certaine forme de souffrance. Même si elle semble moins importante que les deux autres piliers, au premier regard, il est à noter que c’est par le passage à l’acte et la réussite que l’estime se nourrit et se consolide. Issue principalement de l’éducation prodiguée, elle se transmet autant par les paroles que par l’exemple.

Développer son estime de soi

L’estime de soi est fluctuante tout au long de la vie. Dépendante de nos rencontres, bénéfiques (une nouvelle relation sentimentale) ou toxiques (proximité avec un pervers narcissique), elle l’est aussi de nos parcours et choix de vie.

Le travail devra donc se faire autour des trois axes que sont nos rapports à nous-même, à l’action et aux autres.

Le rapport à soi-même se verra hautement modifié par un travail sur sa personnalité, non à la modifier mais à la connaître, l’accepter et prendre pleinement conscience de ses émotions.

Le rapport à l’action nous mettra face à l’obligation d’agir, de dé-fusionner de nos pensées qui agissent comme freins et d’accepter les risques d’échec.

Le rapport aux autres se travaille par l’affirmation de soi, le développement de la capacités d’empathie et s’appuie sur le soutien social.

Il est du ressort du coach de vous accompagner sur le chemin d’une estime de soi en béton.

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