FAUT-IL TUER LES FAUX PROPHÈTES ?

conduite du changement, Confiance en soi, troubles du comportement

Libérez-vous de vos croyances limitantes

Je n’ai aucun problème précis avec les religions, mais un réel avec les croyances, dès lors qu’elles vous limitent⛓ dans votre manière de vous réaliser.

Or, l’action 🏃‍♀️passe par la pensée🧘‍♀️. Si l’on se refuse une pleine liberté de conscience, comment peut-on se penser pleinement en action ?

Vincere aut Mori (Vaincre ou mourir). Ainsi débutaient rituellement le combat lors de la Rome antique. Combat du corps, l’esprit se livre aux mêmes batailles, celles qui lui valent de nombreuses querelles internes entre conscience, morale, règles, lois et principes. La Lumière ne peut jaillir que de la création, du concept que seul un être élevé peut créer. Mais le jaillissement de cette lumière se heurte au monde matériel et, inévitablement, inlassablement, il faudra se remettre au travail pour écarter cette ombre pour avancer vers une pensée émancipatrice de l’être. Alors qu’un nouveau massacre prenant pour cible des Juifs, à San Diego, a eu lieu le week-en dernier, après les musulmans de Christchurch et les catholiques du Sri Lanka, il est temps de se poser les bonnes questions ; celles des injonctions qui ont poussé les auteurs de ces crimes et les dérives politiques qui les ont laissé s’installer.

Au commencement, selon les textes consacrés, il y a le verbe, créateur de toutes choses et nécessaire en tout pour penser, créer du concept et lui donner forme.
Quand il s’agit de communiquer, on s’aperçoit vite qu’il y a un écart énorme entre le signifiant, le signifié et le dénoté, qui pourrait être la « chose » à laquelle on est réellement renvoyé, en fonction de notre perception personnelle. Il est bien difficile de faire connaitre un concept, par les mots. Ainsi, plusieurs générations de penseurs se sont interrogés sur la question de l’écart entre le mot et la pensée. Héraclite d’Ephèse distingue la pensée de l’énoncée et de la réalité et lie les trois par le logos, que l’on pourrait définir par le principe divin unique. Un siècle plus tard, Démocrite le contredit, affirmant que le langage est purement conventionnel. Platon, dans Cratyle reprend ces deux thèses.
Le symbole prend toute sa place, dans l’expression du concept, avec St Augustin, qui décrit ce dernier comme un éclair de lumière que la parole ne peut pleinement décrire. Celui-ci n’appartient à aucune langue, il est universel et inconscient.
Aussi, nous pouvons le reconnaÏtre, les mots ne sont que des conventions, partagées librement entre personnes de même origine, culture ou tradition et destinés à exprimer des pensées communes loin du Concept ou de l’idée nouvelle, mais qui, dans les faits, représentent un intérêt limité. Aussi, l’épisode de la tour de Babel doit nous interroger : ce qui sépare les peuples est la langue/le langage. C’est aussi l’instrument choisi par le créateur pour les disperser, les tenir à distance de lui, leur barrer l’accès au divin, qu’ils défiaient par une langue universelle, la langue adamique, profane, qui ne pouvait se prétendre donner accès à la connaissance.
Une idée, un concept, est faite pour être partagée, la transmettre à un public le plus large possible en l’exprimant de la façon la plus précise possible. Pourtant, si l’on se contente de n’utiliser que nos moyens de communication, des termes techniques ou qui sont propres à notre culture, le plus grand nombre ne pourra la comprendre.
L’Humanité a heureusement trouvé d’autres stratagèmes pour transmettre de façon intangible les bribes de connaissance qu’elle a eu la chance de capter. Le symbole en fait partie. Particulièrement riche de sens, il ne peut pas se retrouver enfermé dans les limites de l’intelligence humaine. Il existe par lui-même, un peu à la mesure de l’idée. Le symbole se vit, il s’intériorise, se connait, mais ne s’apprend pas. Il est source d’émotion. Il est la plus pure expression de la Vérité universelle, il ne sait pas mentir, s’il n’est pas issu de la main de l’Homme.
En effet, si l’Homme fait le symbole, il l’a déjà dénaturé et l’a détourné de son rôle universel. Il l’accessoirise dans l’objectif de « dire ». Or dire, c’est déjà transformer la pureté de la pensée.
L’écriture des livres, par la main de prophètes, témoins ou sous la dictée de Dieu, ne peut se soustraire à cette règle. Afin de faire connaître la divine parole, les Livres ont gravé dans le marbre la croyance et ses principes, laissant au bord du chemin la dimension sacrée du Logos, rejetant, de ce fait, tout recours à la création.
Or, une croyance, en soi, surtout si elle vous promet le feu des enfers ou un paradis rempli de vierges (je souligne au passage à perversité d’une telle croyance) est limitante.
Les trois prophètes ont transgressé les règles de la pensée pure par le biais d’une pensée pervertie par les vices de la chair, de l’humaine condition. Ils ont voulu transcrire la pensée en loi, en l’écrivant sur la pierre, puis en la diffusant par le papier.
Le mot, tel est l’ennemi de la transmission de la pensée, car exprimer un concept par les outils que je maîtrise, les mots, sans en dénaturer le sens est impossible. Objectiver ce qui est de l’ordre de la pensée est peut-être déjà le changer et le rendre définitif, quand la pensée est sensée être sans limites, qu’elles soient temporelles ou matérielles.
Ainsi, les livres, recueils de dogmes, dictant la pratique et l’expression de la foi, verrouillent la pensée, par les outils sensés la libérer. La règle devient rigidité et suite d’imposition de lois qui n’ont de sens que celui que ceux qui transmettent ont envie de lui donner : soumission à la peur de la vengeance divine, feu des enfers, … La peur devient le guide des actions. L’immanence, expression de la conscience, laisse la place à l’obéissance et la perte de sens.
Une droiture qui se fait rigidité impose le corps et l’esprit, celle que l’on retrouve chez certains orthodoxes, islamistes, intégristes ou obscurantistes de tous bois, met l’individu sous pression jusqu’à étouffer toute volonté, forme de réflexion, de rébellion mentale. Seule la rigueur dans la pratique est tolérée.
Les trois prophètes des livres ont voulu transcrire la parole sacrée (le Logos) par des lois, la droiture et la rigueur d’une pratique. Trois qualités et défauts qui nous font perdre le lien avec notre esprit divin, notre conscience, l’accès au Logos, à la pensée, à la Lumière et nous détournent de notre libre arbitre, de l’expression critique, par l’immanence de notre propre spiritualité.
Ces trois guides tuent la parole sacrée par l’imposition de cadres violents alors que le principe même de la pensée devrait en être totalement libéré.
L’orgueil, l’envie et l’avarice dirigent leurs actes et les mène à la trahison du verbe sacré pour en faire une parole distribuée par l’homme pour les hommes. Le sacré devient l’affaire des hommes et non de l’esprit. La parole est pervertie ce qui constitue une transgression de la spiritualité, une confiscation du sacré, de la conscience et de la transcendance. La spiritualité, avec cette prise d’otage, devient transcendantale sans transcendance, au détriment d’une spiritualité immanente du fait de la non-interférence de l’homme dans la relation au divin.
De la transmission orale vers son écriture, la spiritualité devient Religion. Seulement, la pensée a cela de parfait qu’elle est énergie pure. Son incarnation devient une façon déjà de la déformer par la migration du concept vers les signes. Cette migration l’appauvrie mais nourrie aussi la réflexion d’autres. Dieu pourrait avoir été tué par les religions et ceux qui les ont portées.
En Égypte, on ne peut s’adresser aux dieux que lorsque l’on connait leur nom. Connaître leur nom, c’est avoir un ascendant sur eux : maîtriser le verbe, c’est dominer le monde des dieux : celui de la pensée et non celui des hommes. Un monde spirituel. Car, qui maîtrise le verbe (la pensée pure) maîtrise l’énergie créatrice.
Pour la religion chrétienne, « au commencement était le verbe ». Ce sont les premiers mots de l’évangile de St Jean, au cours desquels il associe Dieu, le verbe, la vie et la lumière, dans des termes qui laissent à penser que tout émane du verbe et que rien ne peut exister sans lui. Il est écrit : « Et le verbe était auprès de Dieu et le verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut. Ce qui fut en lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes, et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas saisie. » Dieu est l’énergie de vie… créatrice.
Dans l’ancien testament, Yaveh ne se nomme pas, il est celui qui est. De ce fait, il reste un principe universel, que seule la parole, puis le verbe vont travestir, et donc détruire.
Selon la religion musulmane, le verbe a une fonction magique. La parole véhicule la force universelle, dont la structure du langage est l’expression. Ainsi, la pratique islamique ésotérique donne une importance particulière au langage, pour exprimer le monde sensible. La verbalisation, écrite ou orale, est donc conçue comme un acte de création. Certains ouvrages proposent l’usage de versets, techniques, des noms, pour maîtriser les anges, djinns ou d’autres forces naturelles. Il se dit même que réciter le Coran trois fois, dans sa totalité, à l’envers, ouvrirait des portes vers le divin. Mais ce sont le plus souvent des initiés, marabouts, soufis qui ont la connaissance de telles pratiques, bien que les croyants puissent prétendre en avoir l’accès.
On peut voir l’importance du verbe dans ces exemples. Il est la clé d’accès aux forces naturelles, à la maîtrise des êtres magiques, des Dieux.
On peut donc en déduire que la connaissance profonde, ésotérique, du verbe donne accès à la connaissance des secrets de la nature, de l’univers. Mais ce langage ne peut que se faire verbe, au sens du Logos, sa dimension la plus élevée, et non vocabulaire, sans une trahison irrémédiable du concept.
Aussi, le passage à l’écriture ne peut être une démarche sacrée, elle ne peut émaner que de la vanité des Hommes qui, par orgueil, ont semé ignorance, fanatisme et hypocrisie dans la pratique religieuse, la soumettant à la force du dogme.
La parole est demandée, elle est donnée, elle est prise, elle circule. Le silence règne, le silence est d’or, il est roi : la pensée reste pure car elle n’est pas travestie par une verbalisation.
Les prophètes, en voulant s’approprier la parole sacrée, celle qui ne se prononce pas, celle de la pensée pure, ont tué la pensée, ont tué le concept même de Dieu, en l’objectivant.
La quête de sens, passe par l’observation des Idées, pour ce qu’elles sont, sans chercher à les décrire, ce qui serait déjà une façon de les dénaturer. L’idée, le concept nous donne accès à notre part de divin, de Génie. Se laisser libre de les accueillir, sans préjugé, en écartant toutes les croyances acquises, c’est aussi le moyen de se les approprier, de les laisser imprégner nos actions, en faisant appel à la notre conscience, à notre jugement.

Laisser la pureté de ces pensées passer par le filtre des Religions, c’est s’interdire certains raisonnements, jugés impures par d’autres. C’est externaliser notre conscience, c’est endormir, progressivement, notre énergie créatrice, notre intelligence.

Et vous, quelles croyances vous empêchent de pleinement vous réaliser ?
Si nous prenions le temps de faire un point ensemble ?

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L’amour, chemin du soi vers le Nous

Confiance en soi, Famille, couple, Non classé

A quelques jours de la Saint Valentin, j’avais envie de vous faire partager quelques réflexions sur l’amour.

Ce sentiment puissant permet de soulever des montagnes à qui sait donner plus qu’il ne prend. Une seule personne peut faire de grandes choses, aidé du levier amoureux, exalter ses forces, repousser ses peurs et ses faiblesses pour venir en aide à la personne aimée.

Néanmoins, la mesure doit rester de mise car, sans cela, la folie nous guette et ce sentiment devient alors dangereux, destructeur pour soi et pour les autres.

L’Amour ou l’émergence du soi par le nous …

Le choix du partenaire amoureux résulte d’une mécanique mettant en jeu un équilibre subtil entre l’attirance consciente ou culturelle et l’attirance inconsciente ou naturelle.

L’union parfaite dans le couple prend deux dimensions, celle du corps et de l’esprit, de la matière et du spirituel, celle de deux corps qui s’unissent pour ne faire plus qu’un, de deux esprits qui s’oublient pour se transcender par l’autre. Cette union marque le passage du chaos à la lumière par la transcendance du mouvement vers le haut. Ne dit-on pas que l’on atteint le nirvana dans une union parfaite ?

Il semble utile de rappeler que la Nature avait prévu que l’activité sexuelle ne soit pas exclusivement orientée vers la procréation mais aussi vers le plaisir. Il suffit d’observer la multiplicité des zones érogènes pour s’en convaincre.

Dans la sexualité, le baiser revêt un caractère hautement personnel et est le préliminaire, dans la plupart des sociétés de la rencontre amoureuse physique. Il est l’occasion de goûter son partenaire et d’en tester la compatibilité sensorielle. Il existe toutes sortes de baisers, le Kâmasûtras en dénombre six… De quoi s’y perdre et prendre tout le temps de se découvrir mutuellement par le biais de quatre de nos cinq sens, les yeux restant fermés pour laisser la place aux autres sensations.

Le baiser est, peut-être, en fin de compte un passage vers la découverte de l’autre et de soi par son regard bienveillant. Le bandeau tombe à la fin du baiser …

Les pratiques sexuelles varient fort peu suivant les diverses sociétés humaines. Les modes de séduction, de contacts, les parades et les expressions faciales ne présentent que des différences mineures.
Dans le Kâmasûtra en Inde, et La Prairie parfumée en Arabie, l’acte sexuel et la manière de le pratiquer sont décrits comme des formes d’art. Les soixante-quatre positions du Kamasutra peuvent être considérées comme des positions de yoga pour un couple. En particulier, le tantrisme quand il est pratiqué en couple, est le contexte spirituel supposé de ces positions, dont, contrairement à une idée répandue, sa finalité n’est pas d’augmenter le plaisir charnel qui n’est pour lui qu’un tremplin vers l’extase mystique via nos 5 sens.

L’attachement durable, la formation de couples relativement stables s’observe chez nos cousins, les grands singes, mais sans atteindre la diversité des comportements individuels, la durée, et le rôle fondamental de l’imaginaire constatés dans la vie amoureuse humaine.

Un autre facteur qui nous distingue des singes, avec d’énormes conséquences, est la disponibilité quasi constante de la femelle humaine à l’accouplement, ce qui n’existe pas chez les autres mammifères.

Les zoologues se sont en outre intéressés à l’avantage concurrentiel, du point de vue de l’espèce, que donne l’amour tel qu’il se manifeste chez l’homme. Il apparaîtrait comme nécessaire à la sécurisation du couple durant la période d’extrême vulnérabilité des jeunes, elle-même suivie de la phase de développement de l’intelligence d’un adulte, moments qui, rapportés à leurs équivalents chez les espèces proches, sont extrêmement longs.

L’Amour se vit hors de l’espace et du temps

Bien que la langue française ait la particularité de ne posséder qu’un mot pour désigner une large variété de significations distinctes, elle est riche d’exemples déclinant et décrivant ces différents aspects. Parmi les ouvrages qui ont marqué ma jeunesse, je souhaite revenir sur « l’écume des jours » de Boris Vian.

L’espace temps n’existe plus lorsqu’il s’agit de sentiments. Dans ce roman, la maison de Colin rétrécit, les saisons se succèdent sans logique, la chambre devient un marécage au fur et à mesure que la maladie de Chloé s’aggrave … La description que Vian fait des ressentis de Colin est intéressante car tellement réelle. Les amoureux vivent « dans leur bulle » et le temps et le monde autour n’existent plus pour eux.

On peut aussi noter que l’amoureux peut tout par amour, il utilise ce sentiment comme un levier pour satisfaire les besoins de l’être aimé et le retenir à ses côtés par la construction d’une relation stable.

L’amour est décrit dans « les fleurs du mal » de Baudelaire, comme le pire des poisons qui mène aux rives de la mort dans « le poison » ou comme une extase menant vers l’éternité dans l’« hymne ».

Eternité, poison qui s’insinue dans nos veines sans que l’on en ait conscience … Mais le poison est-il vraiment si mauvais ?

Amour structurant de l’Etant ou instinct de mort ?

En psychanalyse et psychologie moderne, la relation amoureuse parents/enfants, notamment, est centrale pour la construction de l’humain et ses relations à venir. Certains psychanalystes se sont d’ailleurs servis des pratiques sexuelles pour classifier l’humanité, selon Foucault.

Au point de départ pour Hannah Arendt, comme pour Saint Augustin, il y a une expansivité, le désir. « Structure fondamentale de l’étant », le désir est la forme d’un appétit qui installe le désirant dans la solitude, le dispose à toutes les détresses et à toutes les audaces, mais qui trahit une dynamique irrécusable, la volonté d’être heureux. Bonheur, joie, de quelque nom qu’on l’appelle, l’objet du désir révèle la fin ultime de l’être créé : être heureux. L’amour devient donc source de bonheur, en passant par la case souffrance, la descente en enfer, la montée aux cieux et parfois, quand ça se passe mal, le retour en enfer …

Pour Freud, l’homme a une tendance innée à l’agression et à la destruction : c’est l’instinct de mort (Thanatos). A l’inverse, Eros serait l’instinct de vie, dont la libido serait une manifestation  « énergétique ». Eros et Thanatos ont une interprétation biologique. Eros serait l’instinct tendant à conserver la substance vivante et à l’agréger en unités toujours plus grandes. Thanatos serait l’instinct tendant à dissoudre les unités vivantes et à les ramener à l’état inorganique. Mais l’antagonisme entre ces deux instincts ne serait que superficiel, puisque ceux-ci répondraient à une tendance commune, soit maintenir une excitabilité nulle ou, à tout le moins, minimale. En outre, Thanatos se manifeste le plus souvent en relation avec le principe de plaisir, sadisme/masochisme/absence de douleur dans le suicide.

Coup de foudre, désir, chimie ou alchimie ?

Les différents types d’attachement ont des bases neurobiologiques en partie communes. Chez l’Homme, l’attachement « romantique » mettrait en jeu globalement les mêmes régions cérébrales, ainsi que certaines structures impliquées dans les récompenses. L’attachement « romantique » dépendrait, au moins en partie, du contexte socioculturel. En effet, on observe que dans les sociétés où l’activité érotique se déroule simplement et quotidiennement, l’attachement romantique est moins marqué et plus « apaisé » que dans les passions et les extases sentimentales de l’amoureux occidental.

Quant à l’amour maternel, chez les animaux, une intervention dans un processus naturel comme la mise bas perturbe l’attachement de la femelle envers son petit.

Physiologiquement, l’homme est programmé pour se reproduire, le sentiment amoureux, qui est censé précéder l’acte sexuel, ne serait qu’un leurre pour nous pousser à croître et à nous multiplier.

 Lors du coup de foudre, notre cerveau capte les phéromones de l’autre. Le baiser qui s’ensuit a pour fonction de nous faire « goûter » à celui/celle qui deviendra notre partenaire.

Le coup de foudre met en éveil nos 5 sens : le goût de la peau, des lèvres, les odeurs corporelles, le son des vêtements qui bruissent, des mots doux susurrés à l’oreille, du coeur qui bat à tout rompre, la douceur de la peau et des cheveux dans le toucher et la vue d’un visage, d’un corps, d’un détail physique que l’on se met instantanément à aimer et qui dilate nos pupilles et fait battre notre cœur à tout rompre.

 L’imagerie par résonance magnétique a permis de démontrer que lorsque l’on tombe amoureux, certaines zones du cerveau s’éteignent, et en particulier celles qui nous permettent d’exercer notre sens critique. Les défauts de l’autre ne nous apparaissent pas et nous ne remarquons pas les petits détails qui pourraient nous agacer en temps normal.

L’état de dépendance extrême dans lequel on se retrouve, sans même en avoir pleinement conscience, est le résultat de deux neurotransmetteurs que notre corps sécrète en abondance : la dopamine et les endorphines. Au-delà des 3 premières années, se sont la sérotonine et  l’ocytocine qui prennent le relais.

Faire l’amour avec une personne que l’on aime et en retirer du plaisir attache les amants, toujours plus d’ocytocine qui, en plus d’attacher une maman à son petit, rend aussi accro à son partenaire. On entre dans un cercle que vous choisirez entre le vicieux et le vertueux : on s’aime, on fait l’amour, on se donne du plaisir, on s’aime encore plus, on refait l’amour ad lib.

L’avantage de ce cycle est qu’il peut commencer n’importe où : on fait l’amour, on a du plaisir, du coup on tombe amoureux, alors on refait l’amour, on se donne encore plus de plaisir et on tombe de plus en plus amoureux.

Baudelaire avait raison, un poison qui coule dans nos veines !

L’Amour, une histoire d’addi(c)tion ?

Si l’on schématise l’amour sur le plan mathématique, il nous pousse aux plus grandes  irrationalités

1+1 = 1 : La réunion de l’homme parfait en l’être originel androgyne, avant qu’il ne soit désuni. Le couple dans l’acte d’amour.

1+1 = 2 : L’homme et la femme, restent deux entités distinctes et pensent différemment.

1+1 = 3 : De l’accouplement de l’homme et de la femme naît l’enfant.

1+1 = Infini, l’amour à la quête duquel nous sommes tous, absolu et éternel.

Infini = 1, Le rassemblement de l’Humanité cimentée par ce même amour fraternel.

Sociologiquement, l’amour sous ses diverses formes agit comme un facteur majeur dans les relations sociales et la psychologie humaine. Ainsi, à l’étude de la pyramide de Maslow, passé les besoins vitaux et de sécurité, on peut s’apercevoir que l’homme, en tant qu’animal social, ressent très vite, et dès son plus jeune âge, un réel besoin d’appartenance et de reconnaissance qui se traduit par des comportements de mimétisme, d’agressivité, de gentillesse qui peuvent même tendre vers des excès pathologiques.

L’amour peut être perçu essentiellement comme la quête d’un manque, lorsque la notion oblative ne s’est pas développée.

L’amour que l’on porte à une personne ou un objet naîtrait par ce qu’il nous apporte ou est susceptible de nous apporter. « Aimer » ne serait autre qu’une façon inconsciente d’avouer sa propre impuissance à l’autonomie pour un besoin particulier à un moment donné. Besoin d’aimer ou besoin de se sentir aimé ne serait autre qu’un besoin égoïste, qu’une attente de la personne qui pourrait combler les ‘manques’ immatériels ou matériels que nous ne serions pas capables de satisfaire par nous-mêmes.

La fidélité dans la mariage ou par Amour ?

Mais pourtant, le mariage, cette promesse que l’on fait dans un temps de notre vie où l’on croit sincèrement à sa durée et à sa sincérité, n’est peut-être qu’un leurre inventé justement pour encadrer la filiation, mais ne répondant nullement aux réelles aspirations et capacités de l’être humain à rester fidèle toute une vie, qui s’est au passage bien allongée en plus de 3000 ans ? Comment tenir une promesse 50 ou 60 ans quand les deux individus changent, évoluent et que leurs rythmes se ressemblent de moins en moins ?

Faire durer ce couple demande beaucoup de volonté, de persévérance. On ne peut contraindre l’autre à la fidélité, comme faisant partie de la corbeille de mariés. Elle se gagne par l’entretien quotidien des sentiments et des relations amoureuses basées sur le respect et l’amour, l’écoute et la tolérance, la solidarité et la tendresse, la séduction et l’envie permanente de rendre l’autre heureux en lui donnant la possibilité de s’épanouir pleinement.

La fidélité n’est pas une résultante du mariage ou du couple, mais la résultante de la bonne santé du sentiment partagé et de ce que les épousés ont su en faire.

L’amour évolue, de la passion à la tendresse. Ce sentiment, souvent vécu comme un dessaisissement peut donner la sensation que rien ne peut l’altérer, et qu’il peut vivre par lui-même. Pourtant, en amour, rien n’est jamais acquis.

Du travail, parfois long, de séduction à l’entretien des sentiments de l’autre au quotidien, l’amour est un ouvrage de chaque instant et à long terme, qui peut s’avérer épuisant, si l’un des partenaires ni prend pas sa part. Car l’être amoureux ne souhaite-t-il pas, avant tout, le bonheur de l’autre avant le sien ? Ainsi, Spinoza exprimait l’attachement du couple de la façon suivante « Celui qui aime s’efforce nécessairement de se rendre présent et de conserver la chose qu’il aime. ».

Conserver l’amour demande un réel EFFORT ! C’est l’effort de construction du couple qui devient famille.

Effort qui mène à l’élévation de l’être intérieur que nous sommes. Celui qui, par un usage approprié de l’étude de soi, peut découvrir un autre lui-même, capable de se dépasser afin d’aimer l’autre comme un autre lui-même qui n’est pas lui.

S’aimer c’est aussi trouver la mesure nécessaire à la tolérance et à l’écoute de l’autre. L’amour c’est aussi accepter tout de l’autre, dans le temps, sans condition, parfois dans l’oubli de soi.

L’égalité et le respect de soi et de l’autre, sont les clés d’une relation épanouissante. Tout abus est destructeur de soi et de l’être aimé. Une descente lente et méandreuse, alors que le but recherché est plus souvent d’atteindre le 7ème ciel.

En conclusion, il est effectivement bien difficile d’accepter d’être aimé lorsque l’on ne se croit pas aimable. Le travail sur soi permet d’apprendre à se connaître, s’apprivoiser soi-même pour accepter de laisser les autres entrer dans notre espace personnel. Travail lent, difficile d’acceptation de celui que l’on est et tolérer que d’autres, qui voient nos imperfections, puissent nous aimer.

L’amour est fait pour être partagé, il rend éternel dans le cœur des autres, ce qui nous pousse à nous dépasser pour eux, quelle plus belle quête d’absolu existe-t-il ?

Réussir sa cohésion d’équipe grâce à l’appreciative Inquiry

conduite du changement, Confiance en soi, management, team-building, Travail

Concevoir et bâtir l’avenir collectif sur la base de ses succès

L’être humain a ceci de particulier qu’il apprend de ses expériences, positives ou négatives, pour s’améliorer.

Face à des décisions stratégiques, on a souvent tendance à se projeter exclusivement dans l’avenir, à bâtir des plans, échafauder des méthodes, en oubliant souvent le fondement de cet avenir proche ou lointain : le passé.

L’Appreciative Inquiry, méthode de conduite du changement basée sur l’expérience positive

Aussi, l’appreciative inquiry est la méthode qui permet au manager et son équipe de se positionner face à un objectif managérial, dans un premier temps, puis d’équipe, dans un second temps, en s’appuyant sur les expériences et compétences de chacun.

Cette méthode positive permet à chaque pierre de l’édifice collectif de s’insérer en fonction de ses capacités et aspirations, de façon volontaire, sans le forcing de l’objectif imposé, dont on connait les ravages sur le plan des risques psychosociaux.

Ainsi, l’objectif managérial devient celui de l’ensemble de l’équipe, qui travaille de façon volontaire, en mettant ses points forts au service de l’objectif commun.

Basée sur une méthode de conduite du changement qui a vu le jour à la fin des années 1980 aux Etats-Unis, au sein de l’Université Case Western Reserve University de Cleveland. L’’AI s’y est largement répandue de 1990 à nos jours, et rayonne sur les cinq continents. Elle a été créée par le Professeur David Cooperrider, Dr en psychologie des organisations, et ses collaborateurs.

L’ Appreciative Inquiry marque une rupture avec l’approche traditionnelle par la résolution de problèmes pour centrer l’attention et faire reposer le changement sur les réussites, les acquis et les énergies positives de l’entreprise, ceci selon une méthodologie précise. Les applications de l’Exploration Appréciative sont nombreuses ; elles vont du diagnostic social ou organisationnel, à la cohésion d’équipe jusqu’à l’innovation pour une meilleure organisation.

Valorisation des qualités individuelles et développement de l’estime de soi

L’expression « Appreciative Inquiry » pourrait se traduire par recherche/étude d’estime/de valeur. Et, en effet, contrairement aux méthodes jusqu’ici employées pour lancer un nouveau projet, le diagnostique posé va prendre un tournant radicalement opposé. La méthode SWOT, la plus fréquemment enseignée dans les grandes écoles, s’appuyait sur l’études des Forces/Faiblesses, Menaces/Opportunité, pour établir un plan d’actions souvent correctives, rarement positif, dans l’esprit des tenants du projet, qui se sentaient menacés dans les circonstances d’audits, essentiellement tournés vers la résolution de problèmes. Ce qui impliquait une source de stress inutile en amont d’un projet, dans un premier temps, puis des réactions défensives face la recherche des responsables des problèmes. Afin d’éviter tout risque d’être pointé du doigt, les collaborateurs finissent par refreiner leur créativité, ce qui a un impact direct sur l’innovation dans les méthodes et fait chuter l’enthousiasme, la motivation au travail et la confiance en soi.

En bref, tout changement est vécu comme une marche forcée et risquée individuellement, et génère une résistance forte.

Avec l’ Appreciative Inquiry, les problèmes sont mis au second plan. L’approche se concentre sur les la réussite à atteindre et les solutions qui pourraient être mises à son service. Il s’agit donc de concevoir et bâtir l’avenir collectif sur la base de ses succès, et d’en rechercher les causes.

Concevoir et bâtir l’avenir collectif sur la base de ses succès

Le travail se déroule donc en trois étapes clés, suite à l’entretien avec l’équipe dirigeante, que l’on pourrait qualifier de coaching d’équipe, puisqu’à aucun moment l’intervenant ne donne des conseils ou n’ influence les résultats qui se doivent d’être ceux choisis par l’équipe : Recherche des succès individuels et collectifs, comme éléments ressources ; définition d’un futur motivant pour chacun et pour tous ; prise d’engagement et passage à l’action. Un suivi peut être assuré par une personne extérieure, avec les méthodes du co-développement et du partage d’expérience, pour entretenir le lien entre les porteurs du projet et la motivation.

graphique-AI

Source institut français d’Appreciative Inquiry

Source de lien entre le « terrain » et le « sommet », l’AI permet d’approfondir et d’expliciter, dans un premier temps, les orientations souhaitées par les porteurs du projet, ainsi que de vérifier, dans un second temps, leur cohérence avec celles des collaborateurs.

La seconde étape de la méthode comprend des interviews à deux, des échanges en petits groupes, des mises en commun, qui installent une forte participation de tous et changent radicalement les habitudes mentales précédemment vécues. La principale retombée positive en est la stimulation individuelle et le développement de la créativité.

En conclusion, cette méthode, qui a fait ses preuves dans de grands groupes, participative et constructive, se met au service du développement individuel et collectif, permet le développement de la créativité et de la confiance en soi des collaborateurs qui se sentent valorisés. Elle permet aux équipes qui l’appliquent d’atteindre leurs objectifs en éliminant les aspects contraignants du management à l’ancienne, et de développer leur flexibilité psychologique vers l’exploration positive du champ des possibles, sans se créer aucune barrière.

 

Apprenez à défusionner de vos pensées !

Confiance en soi, troubles du comportement
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Doit-on se saisir de toutes nos pensées ?

Le cerveau est une usine à produire des pensées. En bon gestionnaire, le directeur d’usine sait que son objectif est de répondre à la demande. Si vous vous saisissez de toutes ses productions, même les plus inadaptées à vos besoins, il va vous en donner toujours plus.

C’est ainsi que l’on pourrait décrire le mode de fonctionnement de notre cerveau, et des interactions entre notre conscience et notre inconscient.

Contrairement à l’opinion commune, on ne peut pas se débarrasser de nos pensées négatives parce qu’on le décide. C’est comme ne pas visualiser instantanément un dragon, si je vous raconte une histoire y faisant référence. Vous ne pourrez pas faire autrement, le cerveau fonctionne ainsi, c’est une machine à produire des images, pour illustrer les pensées et ces pensées ne viennent pas de ce que vous souhaitez.

Une grande vague a tenté de faire croire à cette vaste supercherie, qu’il suffirait de penser très fort quelque chose pour que cela se réalise … Le penser ne suffira jamais, il va falloir vous mettre en action : c’est ça le vrai secret !

Alors, autant vous préciser tout de suite qu’il va vous falloir composer avec vos pensées et apprendre à les accepter pour ce qu’elles sont : des pensées, c’est-à-dire des choses que votre cerveau fabrique, dont vous n’avez pas réellement besoin, mais qu’il va chercher à vous imposer quelques temps, pour écouler sa production. Il cessera lorsqu’il prendra conscience qu’il se garde son stock sur les bras ! Car c’est là que réside le vrai secret : vous pouvez ne donner à vos pensées que le simple statut de pensées et cesser de croire qu’elles puissent revêtir une forme de réalité. Pensez au dragon du début de cet article : vous savez que les dragons n’existent pas, pourtant, votre cerveau arrive parfaitement à produire une image précise de ce monstre à écailles des contes moyenâgeux !

La question est donc la suivante : voulez-vous que vos pensées vous influencent, avec tous les risques que cela engendre : Comme l’ange et le démon, elles vous parlent à longueur de journée, et vous pourriez vite vous laisser déborder par la cacophonie du débit de votre cerveau hyper efficace, dès qu’il s’agit de vous servir ses fonds de stocks périmés.

Défusionner de ses pensées, c’est, déjà, prendre conscience que VOUS N’ÊTES PAS VOS PENSÉES ! Pour vous en convaincre, je vous propose un petit exercice : prenez un bout de papier et écrivez le prénom de la personne que vous aimez le plus au monde. Ecrivez ensuite la phrase suivante : « je veux que prénom de cette personne meure ». Bien évidemment, vous n’en avez pas envie, c’est un exercice, mais vous pouvez l’écrire, donc le penser pour le poser sur le papier.

Cet exercice démontre que vous pouvez concevoir les pensées les plus terribles l’espace d’un instant, mais que ces pensées ne vous appartiennent pas. Cela démontre aussi l’impact de votre environnement extérieur pour construire un schéma vous menant à produire des pensées qui sont contraires à votre réalité. Il vous faut donc accepter de ne pas être maître de vos pensées, les prendre pour ce qu’elles sont, des pensées, et décider de les traiter pour telles, ce qui vous permet de décider si elles sont bonnes pour vous et de vous les approprier, ou si c’est le contraire, de les laisser là où elles sont, au rebu des malfaçons de votre cerveau.

Ces pensées négatives, souvent, sont issues de propos entendus, reçus d’autrui, rarement bienveillants, et, si on leur accorde une trop grande importance, mènent à une perte de confiance en soi et une dévalorisation. Il est donc primordial d’apprendre à les trier et s’en détacher.

Plusieurs exercices sont possibles, de la pleine conscience à l’aïkido verbal. Elles s’inscrivent, pour la plupart, dans le cadre d’une thérapie acceptation-engagement (ACT) ou d’un coaching.  Votre praticien saura détecter ces freins à votre progression et vous apprendre à les détecter et leur donner la place qui leur revient.

 

Comprendre et développer l’estime de soi

Confiance en soi
pexels-photo-774866.jpegÉvaluation et pathologies de l’estime de soi

L’estime de soi est la résultante du l’évaluation que nous faisons de nous même et de l’opinion que nous nous en forgeons.

Celle-ci, si elle est mauvaise, de façon factuelle ou suggestive, peut avoir un impact fort sur la capacité de l’individu à accepter le changement.  Changeante, en temps normal, elle peut être déréglée de façon pathologique.

Ainsi, il est possible de croiser des personnes ayant une basse estime constante, ce qui peut avoir plusieurs origines : Une dépression chronique lourde, une situation de souffrance au travail (Burn-Out, bore-out, brown-out), une enfance marquée par un manque de reconnaissance, une faible capacité de résilience, … D’autres auront une haute estime d’eux, inaltérable et souvent surévaluée. C’est souvent le cas des enfants-rois. Menant à des comportements à risques ou à un rejet systématique de l’échec sur l’environnement, la haute estime permet de mieux surmonter les échecs, mais reste un problème pour l’entourage, que ces personnes épuisent ou agacent.

Avant de penser à « réparer » l’estime de soi, ou de chercher à donner confiance à une personne, il faudra se pencher sur le ou les piliers fragiles, puis utiliser les outils adéquates pour réajuster ce qui ne fonctionne pas de manière optimale.

L’estime de soi se construit sur trois piliers fondamentaux, qui s’entretiennent et sont interdépendants.

D’abord, l’amour de soi, qui est un système binaire : je m’aime/je ne m’aime pas ; et jouera le rôle d’auto-compassion. C’est la partie de nous qui nous regarde avec bienveillance et gentillesse. Sans ce verrou, difficile de se pardonner nos imperfections et, donc, d’avancer après un échec, ou par peur de cet échec potentiel. L’acceptation de qui nous sommes et de ce que nous faisons est importante pour progresser, mais aussi pour vivre en harmonie avec les autres, dont nous tolérons plus facilement les imperfections. Il faut donc en passer par une connaissance approfondie de soi, de ses ombres, de ses valeurs, de ses croyances, de ses pensées, émotions, comportements et … de notre aspect physique.

Ensuite, l’image de soi, qui découle de l’image sociale, émanation directe de la perception que nous avons des autres sur nous comparée à notre image idéale de nous : celle que nous aimerions que les autres perçoivent. Cette image idéale ne dépend pas que de nous, mais d’un environnement familial, professionnel, religieux, culturel, … qui aura formaté ce à quoi nous devrions ressembler.

Une image de soi dévaluée crée le risque d’une dépendance, affective le plus souvent, mais aussi à une prise d’initiatives quasi-nulle, préférant se cacher derrière des leaders plus charismatiques.

Le décalage mesuré est un indicateur du travail à faire sur les peurs, croyances, règles que certains s’imposent. Il revient au coach de permettre à son client de modeler ces deux concepts jusqu’à les faire concorder, par le questionnement les exercices, l’hypnose, en cas de nécessité. Souvent, il s’agit de faire remonter l’image sociale, de la valoriser, pour faire baisser les exigences, souvent démesurées, et atteindre un équilibre acceptable.

Enfin, la confiance en soi, troisième pilier, souvent confondu avec l’estime de soi, permet le passage à l’acte et la prise de risques personnels. Un défaut de confiance en soi mène à l’inhibition, et donc à une certaine forme de souffrance. Même si elle semble moins importante que les deux autres piliers, au premier regard, il est à noter que c’est par le passage à l’acte et la réussite que l’estime se nourrit et se consolide. Issue principalement de l’éducation prodiguée, elle se transmet autant par les paroles que par l’exemple.

Développer son estime de soi

L’estime de soi est fluctuante tout au long de la vie. Dépendante de nos rencontres, bénéfiques (une nouvelle relation sentimentale) ou toxiques (proximité avec un pervers narcissique), elle l’est aussi de nos parcours et choix de vie.

Le travail devra donc se faire autour des trois axes que sont nos rapports à nous-même, à l’action et aux autres.

Le rapport à soi-même se verra hautement modifié par un travail sur sa personnalité, non à la modifier mais à la connaître, l’accepter et prendre pleinement conscience de ses émotions.

Le rapport à l’action nous mettra face à l’obligation d’agir, de dé-fusionner de nos pensées qui agissent comme freins et d’accepter les risques d’échec.

Le rapport aux autres se travaille par l’affirmation de soi, le développement de la capacités d’empathie et s’appuie sur le soutien social.

Il est du ressort du coach de vous accompagner sur le chemin d’une estime de soi en béton.

Ombre, dis-moi ce qui t’énerve chez moi et je te parlerai de toi …

Confiance en soi

pexels-photo-356147.jpegL’ombre est constituée des refoulements successifs de l’individu au cours de sa vie. Principalement étudiée par l’école de psychologie analytique jungienne, elle serait le reflet de nos inhibitions, le Dr Jeckyl que nous cherchons à tous prix à cacher, dont nous pourrions avoir honte, la somme de nos traits de caractère que nous jugeons négativement, bien enfouie dans l’inconscient.

Elle se développe principalement au cours de l’enfance, d’abord, pour satisfaire au regard des parents ou à leurs principes éducatifs. L’individu en devenir réprime son être profond pour satisfaire au regard social qui est attendu de lui. Comme il est en pleine construction de sa personnalité, il la force dans un sens qui aura des répercussions sur sa vie à venir.

Viennent ensuite deux périodes critiques, le développement de la sensibilité spirituelle et le milieu de la vie, propice aux remises en question. Ces deux étapes sont empruntes de la construction de l’image personnelle et sociale. Elles peuvent aussi être influencées par l’environnement extérieur, dans le remodelage de la personne et de ses modes de pensée. Il s’agit, parfois, d’un recentrage sur ce que l’on est vraiment, utilisant des techniques du développement personnel, afin de se libérer du poids des ombres passées. Et, pour cela, il faut savoir les regarder en face … et les affronter.

Ombre noire quand il s’agit d’instincts étouffés, ombre blanche concernant les tendances vertueuses refoulées par un environnement familial déviant, il s’agit le plus souvent de potentiels psychiques méconnus/non exploités, faute de terrain favorable, ou inhibés volontairement, suite à pression de l’entourage. L’être humain étant un animal social, il cherche à être accepté par son écosystème. Il n’a donc de cesses que de repousser ce qu’ils est vraiment, plutôt que de s’accepter comme il est, ce qui ne signifie pas qu’il doit s’adonner à toutes sortes de perversités. Ces blocages successifs finissent par être un poids de plus en plus lourd à porter pour la personne qui n’a pas fait le travail nécessaire à s’en libérer et s’accepter comme elle est : dans la complexité de sa personnalité, comme un être complet et unique.

Travailler sur son ombre demande d’être capable de maintenir un juste équilibre avec son ego idéal. Le risque, lorsque l’ego est trop présent et pousse au refoulement de ses émotions, est un épuisement moral et psychique causé par les efforts fournis afin de surmonter l’émergence de l’ombre pouvant aller jusqu’à la dépression. La plupart de ces personnes sont reconnaissables à leur étroitesse d’esprit, leur conformisme, le nombre de leurs préjugés et leur faible créativité. Ces personnalités narcissiques éprouvent fréquemment des répulsions/attirances inexplicables envers certaines personnes, révélatrices d’un trait de personnalité soit qu’elles refoulent, soit qu’elles envient mais restent dans l’incapacité de l’exprimer. Evidemment sans même être capable de se l’avouer. Leurs comportements, souvent critiques et narquois, sont révélateurs de cette dualité non résolue. Le risque inverse est possible : se laisser totalement envahir par ses pulsions sadiques, perverses, … sans filtre jusqu’à en devenir prisonnier. Le ballottement entre les deux est aussi possible.

Lorsque cette période de tension entre l’ombre et l’ego est assumée pleinement, le Soi prend le dessus afin d’harmoniser ce qui s’oppose et de rendre nos deux aspects dissonants, complémentaires. Accepter les émotions, pensées, pulsions qui nous habitent et que nous réprouvons, sur le plan conscient, permet d’accéder à un état supérieur de conscience, source d’une vie spirituelle épanouie, exempt de pollutions influentes. L’être s’individualise et devient plus mature en développant ses propres mécaniques de pensé.

Déterminer ce qui bloque notre accès à cette source d’accomplissement est l’un des axes de travail d’un bon coach qui, en levant le voile sur cet aspect refoulé de votre personnalité, vous permettra de passer outre pour vous réaliser pleinement.

 

Etre Femme, être forte et être libre par l’ACT

Confiance en soi, Famille, couple

anne_zeroLa société impose une distinction aux petites filles, qui, devenues grandes, reproduisaient les schémas classiques imposés pas des millénaires de sociétés patriarcales. Comme l’explique Sylvie Ligier, dans son livre «  L’estime de soi : Petites astuces pour des filles déjà parfaites », les filles seraient reléguées à un rôle défini qui se traduit, dans leurs drivers personnels, comme suis : «  Pour les filles, le « sois gentilles » est souvent très présent. Ce sont souvent les femmes qui ont reçu ce message dominant qui ont le plus de mal à se défaire de sa prise de pouvoir réel. Le « sois gentille » sous-entend d’être douce et attentionnée, de faire passer les besoins des autres avant les siens, de rester à sa place et d’être humble, de ne pas se mettre en avant. Ainsi programmées, bien des femmes ont du mal à passer au stade « autorisation-ambition ». Cette petite voix, qu’un nombre de femmes perçoivent, leur dicte de rester à leur place et joue toujours son influence pernicieuse.

Même si les deux sexes ont une forte référence au « sois fort », probablement due à une société qui se durcie, dans les faits, ce résultat est à rapprocher des messages associés à chacun.

Pour les hommes, le « sois fort », s’associe au « fais plaisir » et au « sois parfait », lié à son rôle social. Tandis que pour la femme, c’est le « fait un effort » qui prédomine : elle doit savoir s’endurcir face à une réalité où toutes ses facettes sociales, familiales, professionnelles et domestiques, doivent cohabiter.

Le plus inquiétant, et qui est relevé dans l’ouvrage d’Élisa Brune, «  Révolution du plaisir féminin » est que la femme tourne toute son existence vers cette exigence d’effort pour tendre à la perfection, jusque dans sa sexualité et son accès à l’orgasme. L’auteur écrit : « Souci invraisemblable pour nos aïeuls, qui n’avaient jamais jeté un œil, mais parfaitement compréhensible sans un contexte social où de plus en plus d’images circulent, avec leurs messages contraignants induits, où les rapports sexuels impliquent très fréquemment des contacts bucco-génitaux ; et où les femmes ont moins peur de s’examiner sous toutes les coutures. De ces évolutions inexorables se dégage fatalement un idéal, et donc un conformisme, de la jolie vulve (…) nette et propre, sans aucun poil ni rien qui dépasse. Un sexe de petite fille, en d’autres mots. La valorisation des femmes-enfants ne date pas d’hier et mériterait qu’on s’y attarde (tout ce que cela dit sur la négation du féminin au sens plein). (…) : les femmes qui ne possèdent pas cette vulve idéale peuvent en concevoir du chagrin – chagrin qui vire parfois au complexe grave et au blocage de la vie sexuelle».

La femme, contrainte de la sorte à cet ordre de perfection est sur-consommatrice de magazines féminins qui lui imposent la loi de cet effort immense pour être forte et parfaite en tout, elle s’impose tout, jusqu’à la chirurgie esthétique, dont elle est la principale consommatrice, et, cela s’observe depuis quelques années, de plus en plus jeune … jusqu’à son anatomie intime !

La société contemporaine est loin de s’être éloignée des distinctions que la religion, puis les différents courants différentialistes, ont imposé aux individus. Il suffit d’un passage dans les rayons des grandes surfaces de jouets pour s’en convaincre : rayon des filles/rayon des garçons, jeux d’imitation déterminant à vie le rôle social, valorisant pour l’homme à venir, enfermant pour la petite fille, layette rose ou bleue, tout est joué d’avance dès le berceau.

Les femmes, contrairement à ce que l’on voudrait croire, sont loin de s’être désincarcérées de la boîte hermétique dans laquelle les hommes, puis la société, les ont soigneusement emprisonnées. Les stéréotypes ont la peau dure !

En effet, vivre la vie de femme peut être perçu, par certaines, comme partir avec un handicap, dès la naissance. Au contraire, c’est une chance, chance de donner la vie, notamment, et de choisir la sienne, depuis peu.

Pourtant, il faut bien l’admettre, les choses ne sont pas simples. Comme le disais Simone de Beauvoir, « on ne nait pas femme, on le devient », mais c’est souvent sous la pression d’une société qui veut vous faire entrer dans la case qui doit inévitablement vous assigner à un rôle, une fonction, dont il est terriblement difficile de s’émanciper, tant même notre propre inconscient peut nous dicter le contraire de ce qui est bon pour nous ! Modèle social, culturel, cultuel, tout nous renvoie à ce statut de femme, de gardienne du logis, de matrice soumise aux hommes de sa tribu.

Parce que ma vision de la société, ma vision de la femme, comme égale de l’homme, comme partie intégrante d’un tout qui a un rôle déterminant à jouer dans l’avènement d’une humanité meilleure, plus éclairée, universaliste, car considérant qu’un humain égale  un autre être humain, peu importe son sexe, sa couleur ou sa religion, est celle-ci, j’ai décidé de me mettre au service des femmes.

Les techniques comportementales et cognitives, comme la méthode ACT, sont des outils performants et scientifiquement éprouvés, pour donner les clés aux individus, et plus particulièrement aux femmes que j’ai décidé d’accompagner, pour mieux s’affranchir des clichés, c’est leur donner le droit de se penser fortes et capables, capables de tout, capables de n’importe quoi, mais capables de décider de ce qu’elles veulent pour elles ! Parce qu’il n’y a rien de plus beau qu’une femme qui s’assume, qui ose et qui fait !

 

Émotions : Apprenez à les gérer !

Confiance en soi, troubles du comportement

smilies-funny-emoticon-faces-160760.jpegL’humain est principalement un être fait de sentiments, de ressentis. Ses cinq sens lui donnent accès à des émotions, parfois brutalement, qui peuvent avoir un impact sur nos agissement, voir nous paralyser.

Selon le Larousse, une émotion est un trouble subit, une agitation passagère causés par un sentiment vif de peur, de surprise, de joie, etc. Il peut aussi s’agir d’une réaction affective transitoire d’assez grande intensité, habituellement provoquée par une stimulation venue de l’environnement.

Vous l’aurez compris, l’émotion vient principalement d’un facteur déclencheur exogène, qui aura un effet androgène, souvent causé par une montée d’un cocktail hormonal de deux types : Dopamine, ocytocine, sérotonine, endorphine dans le cas d’une émotion positive, l’ACTH ou hormone corticotrope, le cortisol, l’adrénaline,  l’ocytocine et la vasopressine, en cas de situation stressante.

Des hormones responsables de nos états émotionnels

L’endorphine, est bien connue de tous les sportifs car elle provoque un sentiment de calme, de bien-être voire d’euphorie, tout en réduisant le stress et l’anxiété. Elle a également un effet antalgique important. Elle peut être couplée à la dopamine, source de plaisir et de passage à l’action. La sérotonine est produite lorsque nous nous sentons reconnus à notre juste valeur, lorsque notre estime de nous-même est bonne. Elle nous fait sentir serein et optimiste alors qu’un manque de sérotonine favorise irritabilité et impulsivité. Il est à noter qu’une exposition au soleil ou une activité sportive régulière permettent de maintenir un taux convenable de cette hormone. Enfin, l’ocytocine, que l’on nomme aussi l’hormone sociale est produite lors de démonstrations affectives.

L’ACTH est sécrétée par l’hypophyse. Elle stimule les glandes surrénales, afin de libérer du cortisol, dont le but est de fournir au cerveau de l’énergie pour faire face au stress, de réguler la tension artérielle et la fonction cardiovasculaire. L’adrénaline, quant à elle, prépare le corps à la fuite : le rythme cardiaque et la respiration s’accélèrent, la pression artérielle augmente. Enfin, la vasopressine régule les fonctions urinaires et la pression sanguine. Elle joue un rôle important dans la gestion de l’anxiété.

 

Pourquoi gérer ses émotions ?

L’émotion en soit n’est pas un problème, elle est simplement un signal que le corps donne sur un état psychologique. Par contre, la façon dont nous la recevons et la gérons aura des effets positifs ou négatifs selon que la réaction est proportionnée ou non. Ainsi, pour caricaturer, un acteur face au trac peut décider de s’enfuir, ce en quoi ses hormones le préparent, ou monter sur scène et exploiter cette émotion de façon positive.

Se laisser envahir par les émotions peut induire un déséquilibre tel que, dans des proportions démesurées, l’équilibre psychologique peut être menacé. Par ailleurs, le stress a de nombreuses incidences physiques qu’il ne faut pas négliger.

Il est donc important d’apprendre à équilibrer sa vie pour préserver sa santé mentale et physique.

 

Comment gérer ses émotions

Le praticien auquel vous vous adresserez saura choisir la meilleure méthode pour vous aider à vous désinhiber. Des méthodes de psychologue, comme le TIPI, pour se délester en une séance des peurs, angoisses et phobies à la PNL (Programmation Neuro-Linguistique) qui vous permet de lever des ancrages négatifs, en passant par la méthode ACT, qui vous permet d’apprivoiser et d’accepter vos émotions, toutes les techniques sont bonnes ! Le plus dur est de …