Famille à recomposer ou adulte à construire ?

Famille, couple

pexels-photo-984954.jpegLa violence de la séparation et du divorce n’est pas sans impact sur la vie à venir de l’individu. Sa reconstruction personnelle peut avoir à se mêler à la construction d’un autre couple, d’une nouvelle vie. Dans cette reconstruction, les blessures du passé peuvent rejaillir, face à des situations du présent que l’on rejette, parce que traumatisantes.

Reconstruire sa vie relève bien d’un défi de chaque instant. Vigilance de ne pas retomber dans les jeux psychologiques qui font mal, et qui sont souvent la source de la rupture avec soi-même, et donc avec l’autre. Comment construire sur des faux semblants, si le jeu laisse la place à la perversion d’une relation ou chacun de son rôle de sauveur devient soi bourreau, soi victime ? La relation ne peut se baser que sur le dialogue de deux adultes suffisamment matures pour comprendre que les jeux sont finis, qu’on ne peut demander à son partenaire de rentrer dans un cadre qui n’est pas lui. Aimer l’autre, c’est accepter aussi qu’il ne soit pas parfait, c’est vouloir, avant tout, son bonheur et son épanouissement.

Mais ces belles paroles prennent le large quant les enfants s’en mêlent. Quand les rôles ne sont pas clairement définis, que les bases ne sont pas suffisamment solides.

Reconstruire passe donc bien par une introspection nécessaire au diagnostic de l’étendue des souffrances à guérir, des plaies à soigner, pour mieux consolider l’édifice amoureux à venir. On ne peut indéfiniment rejouer la même scène, en pensant que le turn-over des acteurs suffira à la rendre meilleure.

Le dialogue, dans cette phase est essentiel. Il démine et permet de sortir d’une boucle qui se veut définitivement fermée sur elle-même. L’arrivée des enfants de l’autre, si le problème avec soi et son passé n’est pas réglé, devient le problème du couple et peut le mener à sa perte. La recomposition ne peut avoir lieu que si chacun a, au préalable, défini la place qui revient à sa moitié, dans son cœur, dans sa tête et, surtout, de façon claire auprès des enfants, qui sont, eux, en recherche de repères.

Car, dans le cadre de cette nouvelle relation, les enfants sont le vecteur qui ramène au fantôme de l’autre. Cet autre fantasmé, parfois craint, auquel on ne sait pas si l’on doit lui ressembler ou s’en éloigner. Cet autre auquel on a nécessairement peur d’être comparé. Cet autre qui est le père, la mère de l’enfant qui vient ici, lui ressemble physiquement, vous le rappelle, et vous reproche, dans son attitude, ou ses mots, d’avoir pris la place. Le sentiment de jalousie peut jaillir à ce moment là, d’un côté comme de l’autre, tant cet autre est présent, dans les conversations, les habitudes qui deviennent des repères parfois malsains. Tout est important dans ces premiers instants passés. Dans la tête de l’enfant, même si les choses sont actées, il ne peut se résoudre à considérer ses parents comme définitivement séparés. Il rêve sa vie d’avant et espère que ses parents s’aimeront à nouveau. Mais cette tierce personne dérange. Elle sera d’autant plus rejetée que sa place ne sera pas préparée. Les mots sont importants. Remettre à plus tard, c’est laisser s’installer une situation bancale ou personne ne sait ce qu’il fait dans cette galère, et surtout pas l’enfant !

Ainsi, recomposer passe par le composer, en nouveau. Faire du neuf, avec le vieux, l’existant. Les règles doivent être discutées, réfléchies à deux. Le nouveau couple ne peut faire l’économie d’une analyse de ses pratiques afin de décider de l’avenir qu’il décide de construire avec ces enfants. Car, même si l’un des deux n’est pas le parent biologique, par extension, il contribue à l’éducation et à l’entretien de l’enfant, et s’engage sur le long terme, vis-à-vis de la progéniture de son conjoint.  Cette éducation n’a pas, nécessairement, à être le copié/collé de celle précédemment vécue. Elle peut-être un complément bénéfique, dont les variantes deviennent une richesse. Le beau-père/La belle mère sera, tout autant que le parent biologique, comptable des résultats de cette éducation. Soutien et solidarité doivent devenir les maîtres mots, les règles du jeu, incontournables de cette nouvelle vie, car l’enfant, lui, ne pardonne aucune faiblesse, qu’il identifie vite, pour s’y engouffrer et faire une place à ses espoirs secrets de résurrection de sa vie passée. Or, cette situation bancale devient aussi une situation d’insécurité pour l’enfant, qui a besoin de repères pour bien grandir.

Difficile équilibre à tenir, défi de chaque instant, un coach peut vous accompagner dans chacune de ces étapes : introspection, discussion en couple ou séparément, faire le point avec vous et vous aider à vous poser les bonnes questions.

 

Coaching parental : Au secours, mon enfant crie tout le temps !

Famille, couple, troubles du comportement

pexels-photo-783941.jpegEtre parent n’est pas en soi une chose naturelle. En empruntant ses mots à Simone de Beauvoir, on pourrait dire qu’on le devient. C’est d’ailleurs très compliqué. Et, souvent, nos enfants détectent, ou sont simplement les révélateurs, de nos propres défaillances de parent ou de couple parental.

Faire face aux besoins de son enfant, c’est lui assurer une figure de référence, tant dans l’exemplarité des comportements, que dans l’autorité dont découle le cadre nécessaire au sentiment de sécurité affective de l’enfant. Car, finalement, pour grandir, l’enfant a des besoins physiologiques, mais aussi des besoins affectifs qui peuvent prendre la forme de démonstrations de tendresse et d’attachement, mais doivent aussi passer par un cadre éducatif clairement défini et respecté par le couple éducatif.

En effet, l’enfant a besoin d’être rassuré sur les sentiments qui lui sont portés. Ce besoin est, d’une part, physique ; les caresses favoriseraient la construction des terminaisons nerveuses, le fonctionnement du système immunitaire et digestif. Mais il est aussi, d’autre part, psychologique.

Lorsqu’un enfant souffre du manque d’attention de ses parents, il va la chercher par des moyens détournés. C’est ainsi que les bêtises, les cris, les pleurs à répétition, les toux au coucher, sont des symptômes fréquents d’enfants qui souffrent du manque d’une attention positive de leur parent au cours de la journée. Certains finissent même par apprécier les réprimandes qui deviennent les seules relations entretenues avec le parent. Ce sont des enfants qui ne souffrent pas nécessairement de cadre, mais simplement d’un espace d’échange et de partage avec leurs parents. Il suffit parfois de quelques minutes, dans la journée, consacrées à jouer, lire, partager une activité ensemble, pour inverser la tendance.

Le phénomène inverse est aussi possible. L’enfant qui manque de cadre, ou perçoit des lignes de transgression fluctuantes, peut avoir un comportement « d’appel à l’aide ». Il teste sans cesse les limites de son territoire d’influence dont il ne comprend pas les contours, jusqu’à imposer sa loi à la maison. Les parents de tels enfants sont démunis. Chaque demande est suivie de cris, de négociations à n’en plus finir, pour aboutir à une capitulation, lasse d’entendre cris et jérémiades. Pourtant, ce n’est pas une fatalité. Le retour au calme passe par un meilleur dialogue au sein du couple parental. Les règles doivent être communes et décidées conjointement pour être mieux acceptées, et donc imposées, à l’enfant transgressif. Face à un mur, ce dernier comprendra vite que ses caprices ne donneront pas lieu à un marchandage ou une prise de parti pour sa cause.

Face à une colère, l’attitude à adopter doit être claire : faire comprendre à l’enfant qu’il a parfaitement le droit d’éprouver de la colère, mais que celle-ci doit s’exprimer différemment. Les cris, la violence, qu’elle soit verbale ou physique, sont totalement proscrits. Lui apprendre à la verbaliser calmement, à l’éprouver différemment, est une bonne méthode. C’est aussi un moyen de lui apprendre à gérer ses frustrations, une arme importante pour son avenir d’adulte, et de lui faire comprendre que sa colère ne mènera à aucune sorte de négociation. Il faut que votre enfant comprenne que toute discussion est possible, mais dans le calme. Toute tentative de prendre le dessus par la violence est peine perdue. Il vaut mieux, donc, le laisser se calmer dans son coin, en veillant à sa sécurité, et amorcer une conversation plus tard, quand les esprits seront plus lucides.

Élever des enfants demande rigueur et patience. Le dialogue et l’entente au sein du couple sont des gages de réussite. Le couple grandit en même temps que ses enfants. Le coaching permet de lever les freins, d’augmenter l’entente dans le couple, ou de trouver les méthodes éducatives nécessaires à un retour au calme à la maison.

 

Pourquoi il ne faut pas punir son enfant dans sa chambre ?

La chambre est un lieu de détente. Il doit servir à s’endormir. Comment un enfant que vous punissez à 18h à aller dans sa chambre va interpréter le fait de s’y retrouver, à nouveau seul, deux heures plus tard pour y dormir ? Les émotions associées à ce lieu vont irrémédiablement jouer un rôle négatif sur l’endormissement. De même que cet espace, s’il est aussi l’espace de vie, de jeu, ne peut être, en même temps, associé à une zone de détente. La tentation est trop grande de rallumer la lumière et de jouer. Certains parents vont même jusqu’à laisser une tablette, un portable à leur enfant pour s’endormir ! En plus du rôle nocif des écrans sur la formation des cerveaux des jeunes enfants, les lumières bleues bloquent la fabrication de mélatonine, responsable de l’endormissement. Au lieu de les calmer, les tablettes créent une surexcitation. Les enfants doivent pouvoir profiter de ce moment du coucher pour, au contraire, préparer leur corps et leur cerveau au sommeil. Le rituel du coucher doit être toujours le même : lecture, histoire inventée, bilan de la journée, causerie, câlins, … Chaque coucher s’invente en famille, au gré de la personnalité et de la demande des enfants.